Diplômés

Soutenance d'HDR concernant Bernard Reber

Photo de M. Bernard Reber La soutenance de l'Habilitation à Diriger des Recherches de M. Bernard Reber a eu lieu le jeudi 1er juillet 2010 à 9H30
Lieu : Amphithéâtre Guizot, en Sorbonne 17, rue de la Sorbonne

"Théories politiques, pluralisme éthique, épistémologie de l'évaluation des technologies controversées"
Monographie du dossier : "La délibération des  meilleurs des mondes, entre précaution et pluralismes"

Composition du jury :

  • Prof. Jean-Michel Besnier, Ethique et philosophie des techniques, Université Paris 4 - Sorbonne (directeur)
  • Prof. Pierre Demeulenaere, Sociologie, Université Paris 4 - Sorbonne,  (rapporteur interne)
  • Prof. Peter Kemp, Philosophie, Université d'Aarhus (Ecole Universitaire d'Education) ancien Président de la Fédération Internationale des Sociétés de philosophie (rapporteur externe)
  • Prof. Jurg Steiner, Sciences politiques, Université de Chapel Hill (Caroline du Nord) et Université de Berne (rapporteur externe)
  • Prof. Richard Bellamy, Sciences politiques, University College (Londres)
  • Prof. Jean-Marc Ferry, Sciences politiques et philosophie morale, Université Libre de Bruxelles

Résumé du thème de recherche :

Philosophe politique et moral, j'ai essayé dans mes travaux de respecter les exigences propres à ces deux sous-domaines de la philosophie, qui sont parfois antagonistes, notamment en raison du pluralisme éthique qui marque nos sociétés. Ce souci n'est finalement pas si différent de celui d'Aristote dans son Ethique à Nicomaque, qui, contrairement à ce titre, souhaitait faire une science politique. Certes, il passait bien vite sur la question du pluralisme. Or, dans les philosophies et les théories politiques contemporaines, le « fait du pluralisme raisonnable » est tenu pour acquis par les auteurs majeurs du libéralisme politique, voire par certains philosophes politiques conservateurs. Pourtant, presque tous refusent d'aborder dans son entièreté le pluralisme éthique, dans ses diverses formes : pluralisme éthique des valeurs, des théories, voire tel qu'il apparaît dans le raisonnement pratique. Selon diverses stratégies, ces auteurs privilégient la coopération équitable entre individus libres et égaux, ou privilégient des règlements procéduraux (Habermas). J'ai essayé de remettre en cause ces propositions, d'une part par des arguments philosophiques, et, d'autre part, en mettant au point des études empiriques en sociologie éthique. Si on peut admettre les « difficultés du jugement » rawlsiennes, elles ne doivent pas servir d'étouffoir pour tout débat sur le plan éthique, même dans une société pluraliste. Au contraire, c'est le débat qui permet de préciser des lignes de désaccord qui ne sont souvent pas données d'entrée de jeu. Il en est de même pour la théorie de la démocratie délibérative, que j'ai choisi d'étudier plus particulièrement, qui exige d'argumenter, sans définir cette activité cognitive, se présentant pourtant comme un « organisme » pour reprendre le terme de Toulmin...

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N.B.: La veille, Richard Bellamy et Jurg Steiner ont donné une conférence dans le cadre du séminaire international Analyses Normatives Contemporaines (http://cerses.shs.univ-paris5.fr/spip.php?article375) et du projet international Approches Interdisciplinaires du Raisonnement Moral en Contexte,
Les titres de leurs communications sont respectivement :
Dirty Hands and Clean Gloves: Liberal Ideals and Real Politics et Deliberation. Empirical Research and Normative Implications, 15H00 - 18H00, le 30 juin 2010 - Salle Gley (3ème étage en sortant de l'ascenseur N°3, à gauche) Université Paris Descartes 45, rue des Saints-Pères - 75006 Paris

Soutenance d'HDR concernant Jacquemin Dominique

"La confrontation à la souffrance :
un lieu pour penser le lien entre éthique et spiritualité"

"Le lien entre éthique et spiritualité n'est pas spontané de nos jours. Cependant l'expérience de la confrontation à la souffrance, que ce soit pour la personne malade ou pour le professionnel de santé, peut se donner comme un lieu privilégié pour penser cette question et permettre une articulation entre ces deux dimensions de l'existence humaine.
Cette problématique s'est imposée au cœur de deux thématiques traitées par l'auteur. Elles se rapportent à deux lieux appréhendés dans leur dimension clinique et théorique : la bioéthique et les soins palliatifs, deux lieux qui permettent l'inscription du sujet soigné et professionnel dans un questionnement relatif au sens de l'existence.
La bioéthique envisagée comme une construction d'un savoir au cœur de l'analyse critique de pratiques professionnelles soignantes et d'un fonctionnement de la médecine, c'est-à-dire une critique épistémologique. Au cœur de cette interrogation, une pratique d'éthique clinique -telle que menée par le Centre d'éthique médicale de Lille- représente le lieu concret, clinique de la rencontre de professionnels s'interrogeant sur le sens de leur action.
Les soins palliatifs en tant qu'ils permettent à la fois de mettre au jour l'engagement de soignants confrontés à la rencontre de la souffrance, une critique épistémologique de la médecine et une interrogation sur l'appréhension de la mort et de la souffrance au cœur de notre société. Ici encore, deux axes sont pris en compte : la pratique d'une éthique clinique qui permet d'accompagner les pratiques professionnelles tout en mettant au jour la manière concrète dont la médecine peut, aujourd'hui, être porteuse de sens dans l'accompagnement des personnes en fin de vie, l'accompagnement concret des personnes en situation de fin de vie."...

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Nous lui adressons toutes nos félicitations.

Soutenance d'HDR concernant Meyer-Bisch Patrice

M. Patrice Meyer-Bisch est coordonnateur de l'Institut interdisciplinaire d'éthique et des droits de l'homme , ainsi que de la Chaire UNESCO des droits de l'homme et de la démocratie, à l'Université de Fribourg en Suisse.C'est un expert internationalement reconnu de l'éthique interdisciplinaire des droits de l'homme, à partir de la question de l'indivisibilité, appliquée notamment à deux domaines: les droits culturels et l'éthique économique.

Il travaille de longue date avec l'équipe interdisciplinaire d'éthique de Strasbourg et aujourd'hui avec le CEERE où il s'est fait connaître par la qualité et la renommée de sa recherche.

M. Patrice Meyer-Bisch est engagé dans une activité de recherche et d'enseignement, de directeur de projets de recherche et d'organisateur de recherche, depuis 25 ans. Il a contribué à créer en 1993 un Institut ad hoc, impliquant les cinq facultés de l'université de Fribourg : l'Institut interdisciplinaire d'éthique et des droits de l'homme. Puis par ses nombreuses collaborations au niveau de la recherche, il a contribué à insérer cet institut dans un maillage extrêmement fécond, développant le réseau interne mais surtout aussi le réseau externe, universitaire et extra-universitaire. Il évoque lui-même cette création et ce développement progressif à la p. 24 de son rapport. Depuis 2004 enfin, il a créé, au sein de cet Institut, un Observatorie de la diversité et des droits culturels qui traite les observations d'une quinzaine d'experts de par le monde et gère trois projets de recherche en lien avec les nations Unies, l'UNESCO et la Francophonie.

Le nombre de publications collectives dirigées ou codirigées reflète le succès de ce travail : 24 ouvrages dirigés ou codirigés. Trois de surcroît sont des instruments de travail salués tout spécialement pour leur fécondité pratique : la Charte d'éthique des responsabilités communes (1998), le Projet de Déclaration des droits culturels (1998) et la mesure du droit à l'éducation (2005-2006), la Déclaration de Fribourg du 7 mai 2007 sur les droits culturels, etc.

"Fragments sur les liens entre le sujet et les objets des droits de l'homme."

Nous lui adressons toutes nos félicitations