Les violences faites aux femmes. Une question d’éthique individuelle et collective

April 18, 2018
Au club de la presse, 10 Place Kléber - Strasbourg

Entrée libre

Par les manquements et les problèmes éthiques qu’elles mettent en lumière une fois dévoilées, les violences faites aux femmes remettent notamment en question la valeur de l’engagement de Nations, d’institutions et d’élu.e.s dans la lutte à leur éradication. La reconnaissance de ce fléau social mondial - parfois érigé en priorité nationale - et le partage de « bonnes pratiques » (best practices) entre les pays et les acteurs qui les combattent, ne semblent malheureusement pas empêcher leur perpétuation, leur subtilisation et leur banalisation.

Autant ces dernières années ont particulièrement permis de dénoncer les cultures du silence et du viol (#MeToo, #MoiAussi, #BalanceTonPorc, #TimesUp, #EtMaintenant), autant le difficile passage des paroles aux actes, des beaux discours aux actions concrètes, freine le caractère révolutionnaire de cette libération.

À partir de nos recherches et de nos actions menées contre les violences faites aux femmes, nous proposons d’établir le lien entre la responsabilisation collective face à ces violences et la valorisation des responsabilités individuelles juridique et morale. Cet éclairage théorique nous permettra de voir dans quelle mesure cette problématique demeure une question de volonté politique, qui implique davantage que rappeler les instances gouvernementales à leur devoir d’engagement. Nous pourrons ainsi mieux comprendre en quoi et pourquoi la veille critique des recherches sociales, associatives et féministes contribuent à garder conscientes et adaptées les politiques publiques en la matière. 

David Risse, docteur en sociologie à Montréal

Pour plus de renseignements : Hélène Gebel, hgebel@unistra.fr ou 06.75.65.89.34