Conférence-débat Espace Éthique Azuréen CHU Nice

Le 25 avril 2019
De 18h00 à 20h00
Centre Universitaire Méditerranéen - 65 Promenade des anglais - Nice

La révolution épigénétique au service de l’éthique de la responsabilité : comment améliorer son capital-santé dans un environnement à risques

CONFÉRENCIER:

Dr Mohamed BENAHMED, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), Centre méditerranéen de médecine moléculaire (C3M), unité 1065, responsable de l’équipe « Environnement, reproduction et cancers hormonaux-dépendants ».

RÉSUMÉ:

Les maladies chroniques non infectieuses (cardiovasculaires, métaboliques, cancers, neurodégénératives, auto-immunes, etc.) sont aujourd’hui la principale cause de mortalité dans les pays développés, devant les maladies infectieuses et les blessures.

Or, on sait depuis les années 2000, avec le séquençage du génome, que ces maladies trouvent leur origine en grande partie dans notre mode de vie, qui permet à certains gènes, bons ou délétères, de s’exprimer.

Cet impact de notre mode de vie sur notre génome vient de trois facteurs :

• les déséquilibres nutritionnels (alimentation trop grasse, trop salée, trop sucrée),
• l’exposition aux toxiques (dont les perturbateurs endocriniens),
• l’exposition au stress.

L’exposition aux toxiques représente vraisemblablement le facteur le plus délicat à circonscrire. En effet, nous sommes déjà « entourés » par près de 300.000 molécules chimiques (au sens large), dont une forte proportion de perturbateurs endocriniens, présents dans notre environnement quotidien (alimentation, eau, air, cosmétique, etc.), et on anticipe que cette exposition devrait être amenée à croître dans les décennies à venir... En savoir plus cliquez !