70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme - Espace éthique IDF

Le 10 décembre 2018
De 09h00 à 17h00
Auditorium de l'Hôpital européen Georges-Pompidou, 20 Rue Leblanc - Paris

Alzheimer & droits de l’Homme - lun. 10 décembre 2018, de 09h00 à 12h30

Aborder la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée sous le prisme des droits de l’Homme
Les personnes qui développent, en vieillissant, des troubles cognitifs courent un risque accru de voir leurs droits élémentaires bafoués : l’on sait que les personnes âgées en difficulté cognitive sont particulièrement vulnérables à la stigmatisation, à la maltraitance, aux restrictions abusives de liberté et à l’exclusion de la vie sociale. Mais aborder le vieillissement cognitif sous l’angle des droits de l’Homme ne doit pas seulement nous conduire – négativement – à nous pencher sur les privations ou les dénis de droit dont peuvent faire l’objet les personnes âgées vulnérabilisées du fait d’altérations cognitives. Cela doit aussi nous amener à nous demander si le cadre de référence que constituent les droits de l’Homme ne pourrait pas servir – plus positivement – à définir un projet ou une ambition ; s’il ne pourrait pas nous aider à penser ce que serait une véritable prise en compte par la société des citoyens vieillissants en situation de handicap cognitif.
Défendre qu’il faut aborder la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées avec le prisme des droits de l’Homme, ce n’est en aucune façon plaider pour une « judiciarisation » des relations d’aide et de soin, ni suggérer que l’invocation de grands principes abstraits pourrait suffire à faire cesser les atteintes aux droits fondamentaux dont sont parfois victimes les personnes en difficulté cognitive. C’est, tout d’abord, insister sur les soutiens – familiaux, professionnels, bénévoles – dont les  personnes malades ont absolument besoin pour garantir l’effectivité de leurs droits au quotidien. C’est, aussi, rappeler que les personnes malades restent, quoi qu’il arrive, des sujets humains, dont l’inaliénable dignité appelle un respect inconditionnel.
Ce colloque est organisé autour de deux temps d’approfondissement :

  1. Quels droits pour de la personne atteinte d’une maladie d’Alzheimer ?
  2. Rendre effectifs les droits de la personne atteinte d’une maladie d’Alzheimer

Programme et inscription

 

Droits de l’Homme, vulnérabilités et inégalités. Quelles valeurs, quels engagements dans l’accompagnement et le soin ? lun. 10 décembre 2018, de 14h00 à 17h30

Associée aux célébrations du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Conférence régionale de santé et de l’autonomie Île-de-France (CRSA) propose un colloque avec l’Espace éthique de la Région Île-de-France : Droits de l’Homme, vulnérabilités et inégalités. Quelles valeurs, quels engagements dans l’accompagnement et le soin ?

Les missions de la CRSA s’inscrivent dans la tradition de la Déclaration universelle des droits de l’Homme au service des valeurs fortes de la démocratie en santé. Sur le terrain, au plus près des réalités humaines et sociales, les intervenants professionnels ou bénévoles de l’accompagnement et du soin incarnent ses valeurs dans leurs engagements.

Ce colloque nous permettra de mieux partager les expertises, de mieux comprendre où chacun se situe dans ce parcours exigeant vers une plus juste reconnaissance des droits effectifs de la personne. C’est ainsi, qu’ensemble nous préciserons nos lignes d’actions et renforcerons, par l’échange, notre volonté d’action au service du bien commun.

Le colloque propose trois lignes de réflexions et d’engagements :

  1. Lutter contre les inégalités
  2. Reconnaître le pouvoir d’agir et de choisir des personnes
  3. Prévenir les vulnérabilités

Programme et inscription